Face à l’extrémise violent, nos valeurs culturelles pourraient-elles être d’un quelconque secours ? La question a été posée à Abdoul Karim Sango, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, lors du Café de L’Economiste du Faso. Pour le ministre, la lutte contre le terrorisme ne se gagnera pas exclusivement avec les armes. Lisez plutôt !

« La culture, c’est défendre notre identité, c’est défendre notre personnalité, il n’y a pas de prix à cela », dixit le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango. (Ph. DR)

L’Economiste du Faso : Face à l’extrémisme violent, nos valeurs culturelles pourraient-elles être d’un quelconque secours ?

Abdoul Karim Sango, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme : Cela me paraît évident. Pour moi, l’approche que nous avons du terrorisme est une approche insuffisante. Je n’ai pas encore vu un pays dans le monde où la lutte contre le terrorisme a été gagnée exclusivement avec les armes.

Surtout que le terrorisme au Burkina Faso a un visage particulier, classiquement, on quitte un pays A pour aller poser des actes de terroristes dans un pays B, si vous regardez, cela a opposé le monde arabe au monde occidental, on a eu l’impression que c’était une bagarre de valeurs. Du reste, sur cette question, les Américains sont restés longtemps embourbés en Afghanistan avant de se rendre compte qu’il faut changer d’approche. Lire la suite

 

Source : L’économiste du Faso