Education aux médias et à l’information : contribution de l’Afrique de l’Ouest et du Centre à la révision du Programme de formation des enseignant(e)sLa Cinquième consultation régionale de l’UNESCO, pour recueillir les contributions à la révision du « Programme de formation des enseignants et enseignantes à l’Education aux médias et à l’information (EMI) », a été organisée, en ligne, ce 07 juillet 2020, avec la participation de plusieurs parties prenantes dont les institutions de formation des enseignant(e)s, les organisations de médias, les organisations de jeunesse et plusieurs jeunes et spécialistes, des pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre. 

Le Programme de formation des enseignant(e)s à l’EMI a été élaboré par l’UNESCO en 2012 et a, depuis lors, connu plusieurs traductions, adaptations et pilotages à travers le monde. Cependant, les évolutions sociales et technologiques de ces dernières décennies qui impactent durablement les pratiques, rapports et interactions avec les médias et l’information imposent une révision de ce programme. L’UNESCO a opté pour un processus participatif avec l’organisation d’une série de consultations régionales. Celle organisée ce mardi 07 juillet 2020 par le Bureau multisectoriel régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest-Sahel, en collaboration avec le Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale et les bureaux nationaux des deux régions, au bénéfice des pays francophones d’Afrique de l’Ouest est du Centre, en fait partie.

La rencontre avait pour objectifs principaux d’une part de collecter les contributions pour la mise à jour du programme de formation des enseignants et enseignantes, et d’autre part, de formuler des recommandations pour la promotion de l’Education aux médias et à l’information en Afrique francophone.  Situant l’EMI dans les domaines de compétence de l’UNESCO, M. Moez Chakchouk a fait remarquer qu’elle participe notamment « à la réalisation des Objectifs de développement durable 4, 5, 11, 16 et 17, en favorisant l’engagement civique de tous et toutes ». Il a aussi cité l’émergence de nouveaux concepts et des avancées technologiques, notamment l’intelligence artificielle, la citoyenneté mondiale, et la citoyenneté numérique, pour justifier la nécessité de réviser le programme. Pour sa part, M. Dimitri Sanga, a rappelé qu’elle (l’EMI) « apporte une réponse à plusieurs enjeux majeurs de notre société dont la centralité de la participation citoyenne au débat public ; la démocratisation des processus de création, diffusion et d’accès à l’information ; le flux toujours croissant et la coprésence de la désinformation, mésinformation et l’information ; etc. ». Lire la suite

 

Source : UNESCO