La prévention de l’extrémisme violent par l’éducation : comment savoir si elle fonctionne ?Le 14 novembre 2019, l’UNESCO a réuni des professionnels et des experts de la prévention de l’extrémisme violent (PEV) à sa 40e Conférence générale, lors d’une table ronde visant à identifier les interventions qui fonctionnent le mieux.

Dans son discours d’ouverture, la Sous-Directrice générale pour l’éducation, Stefania Giannini, nous a ramenés en 2015 lorsque les États membres avaient décidé de miser sur l’expérience de longue date de l’Organisation dans l’éducation pour la paix en tant que moyen de lutter contre l’extrémisme violent. Les Nations Unies ont fait remarquer l’absence de données prouvant l’efficacité des activités de PEV, ce qui a incité l’UNESCO à commander une étude à ce sujet auprès de l’Institut pour le dialogue stratégique. Ce travail de recherche, cependant, ne révèle que la partie émergée de l’iceberg. Une évaluation plus approfondie est nécessaire, comme l’a souligné Mme Giannini, afin de « s’assurer que les apprenants et leurs familles ne soient pas stigmatisés – que les apprenants ne perdent pas confiance dans les institutions, que chaque enfant puisse exprimer librement ses idées et ses préoccupations dans un environnement ouvert et sûr. »

Dans sa présentation des principales conclusions de l’étude, l’oratrice principale, Lydia Ruprecht, spécialiste de programme de l’UNESCO, a mis en garde sur le fait qu’à moins de disposer de données prouvant l’efficacité concrète des approches douces telles que l’éducation, il existe un risque réel que les gouvernements continuent à n’appliquer que des stratégies dures. Il s’agirait d’une stratégie néfaste en ce qu’elle ne tiendrait pas compte des nombreux facteurs de l’extrémisme violent tels que les conflits non résolus, l’injustice sociale, les discriminations et les inégalités. Lire la suite

 

Source : UNESCO