L’éducation, un antidote contre l’extrémisme violentAgir sur le levier de l’éducation pour prévenir l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel. Tel est en quelque sorte l’objectif d’un atelier de renforcement des capacités que l’UNESCO vient d’organiser à Dakar (Sénégal), en collaboration avec l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF) .

Il est vrai que « l’éducation n’empêchera pas un individu de commettre un acte violent au nom d’une idéologie extrémiste violente », comme le reconnaît l’Organisation dans un document publié en 2017 et intitulé : « La prévention de l’extrémisme violent par l’éducation : Guide à l’intention des décideurs politiques ».

Mais, se hâte-t-elle d’ajouter, « une éducation pertinente et de qualité peut cependant créer des conditions qui rendront difficile la prolifération des idéologies et des actes extrémistes violents ».

“La radicalisation c’est une conséquence de l’ignorance, de la méconnaissance et de la peur de l’autre. Donc, l’essence même de l’éducation, c’est de renforcer la résilience de nos élèves et étudiants pour faire face aux discours radicalisants”
Herman Daparice-Okomba
Directeur CPRMV, Montréal (Canada)

Cette analyse est d’ailleurs approuvée par Elhadj Anounou Yacoubou, secrétaire général du ministère l’Enseignement primaire, de l’alphabétisation, de la promotion des langues nationales et de l’éducation civique au Niger, un des pays les plus concernés par ce fléau aujourd’hui en Afrique.

Ce dernier met en effet le désœuvrement des jeunes et leur carence ou leur insuffisance d’éducation au même niveau de responsabilité dans leur radicalisation. Lire la suite

 

Source : Scidev