Le concept de « Culture de la paix » est né en Afrique, car il a été élaboré pour la première fois à une échelle planétaire par l’UNESCO lors du Congrès international sur « La paix dans l’esprit des hommes », organisé à en Yamoussoukro en Côte d’Ivoire en 1989.

L’Assemblée générale des Nations Unies considère qu’une culture de la paix consiste « en des valeurs, des attitudes et des comportements qui reflètent et favorisent la convivialité et le partage fondés sur les principes de liberté, de justice et de démocratie, tous les droits de l’homme, la tolérance et la solidarité, qui rejettent la violence et inclinent à prévenir les conflits en s’attaquant à leurs causes profondes et à résoudre les problèmes par la voix du dialogue et de la négociation et qui garantissent à tous la pleine jouissance de tous les droits et les moyens de participer pleinement au processus de développement de leur société ».

A l’échelle régionale, le concept de culture de la paix doit pouvoir se nourrir de l’ensemble des valeurs, des systèmes de pensée, des formes de spiritualité, de transmission des savoirs et technologies endogènes, des traditions, et des formes d’expression culturelles et artistiques qui contribuent aux respects des droits humains, à la diversité culturelle, à la solidarité et au refus de la violence en vue de la construction de sociétés démocratiques.

Dans la lignée du panafricanisme

Héritière de l’histoire de la pensée africaine et de la diaspora, la culture de la paix est endogène au continent. Les intellectuels africains n’ont pas adopté une posture de repli sur soi ou de confrontation avec le reste du monde. Ils ont prôné une conscience identitaire et d’ouverture à d’autres peuples et cultures. C’est à l’Afrique et aux Africains, comme Léopold Sédar Senghor, que l’Humanité doit le concept de « refondation de la civilisation de l’universel », fruit du dialogue entre culture et civilisations. Lire la suite

 

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Source : UNESCO
Année de publication : 2017