Développement durable

Mobiliser la résilience pendant et après COVID-19 : un partage d'expériences entre pairs, parmi les jeunes artisans de la paix en Afrique

Mobiliser la résilience pendant et après COVID-19: Un partage d'expériences entre pairs, parmi les jeunes artisans de la paix en Afrique

Pour pouvoir participer à ce wébinaire, inscrivez-vous ici : https://zoom.us/webinar/register/WN_N0E2drnBRHaTYZJCId91AQ 

Date : Mardi 9 juin 2020
Horaire : De 10h à 11h30 TU
Durée : 90 minutes

Une récente déclaration adoptée par le Réseau inter-institutions des Nations Unies sur le développement de la jeunesse (UN-IANYD) a offert trois perspectives clés sur la façon de maintenir les contributions des jeunes artisans de la paix au premier plan pendant et après la crise COVID-19, en appelant tous les acteurs dans la communauté internationale pour :

  • s'associer de manière sûre et efficace aux jeunes pendant et après la crise COVID-19 ;
  • reconnaître la valeur des actions des jeunes et leur potentiel pour faire avancer la lutte contre la pandémie ;
  • comprendre les impacts spécifiques que la pandémie a et aura sur les jeunes, en veillant à ce que les réponses liées au COVID-19 respectent les droits humains des jeunes et tiennent compte de leurs besoins spécifiques.

L'objectif primordial du wébinaire proposé par l'UNESCO-IICBA en collaboration avec AU Y4P est d'aider à conduire au centre de l'arène politique continentale et mondiale les rôles remarquables que jouent les jeunes africains dans la consolidation de la paix à travers les efforts en cours pour lutter contre le COVID-19. On peut envisager la possibilité que les voix et les actions des jeunes africains artisans de la paix restent audibles et suffisamment fortes pour attirer l'attention sur leurs contributions à la lutte contre le COVID-19, mais également redouter qu'elles finissent par être étouffées, décriées et complètement perdues dans la période post-pandémique.

Il est proposé par les discussions de ce wébinaire de mettre les jeunes au centre, afin qu'ils puissent s'engager librement entre eux dans le partage d'informations entre pairs et l'apprentissage par l’expérience. Cela leur permettrait également de partager leurs expériences en matière de résilience avant et pendant le COVID-19, et d'envisager quelles pourraient être les perspectives par la suite. En outre, le wébinaire offrirait de nouvelles opportunités aux jeunes africains artisans de la paix d’être au courant des développements récents dans le domaine de la paix et de la sécurité en Afrique. Enfin, le wébinaire devrait offrir aux participants, ainsi qu'aux organisateurs, l'occasion de documenter et de suivre les mesures de résilience que les individus, les communautés et les gouvernements mobilisent, et leurs limites en termes d'atténuation des impacts négatifs du COVID-19, ou même plus largement des retombées potentielles d'un conflit.
 

Objectifs des wébinaires

  • Discuter l'impact de COVID-19 sur le bien-être émotionnel, mental et socio-économique ainsi que les besoins éducatifs des jeunes en Afrique
  • Identifier comment les jeunes et leurs groupes / réseaux font face et répondent aux défis imposés par la pandémie de COVID-19
  • Identifier et partager les meilleures pratiques sur la façon dont les jeunes artisans de la paix peuvent maintenir leur résilience tout en continuant à exercer leur pouvoir et leur voix sur les priorités clés en matière de sécurité et de développement pendant et après la pandémie.
  • Fournir des recommandations sur la façon dont les jeunes et leurs groupes devraient continuer à répondre aux besoins pressants de consolidation de la paix et de résilience dans les contextes actuels et futurs.


Wébinaire : Le rôle des enseignants pendant la crise liée au COVID-19 et comment la pédagogie transformationnelle peut soutenir les besoins d'apprentissage pendant et après la pandémie

Wébinaire 2 IICBA

Retrouvez l'enregistrement vidéo de ce wébinaire ici.

Ce mercredi 20 mai, de 13h à 14h30 (TU), l’IICBA vous invite à suivre le deuxième d’une série de quatre wébinaires sur la pédagogie transformationnelle, la paix et la résilience en temps de crise sanitaire mondiale.

Date : Mercredi 20 mai 2020
Heure : 13h-14h30 TU

Durée : 90 minutes

Au cours de ce séminaire en ligne, basé sur l'approche de la pédagogie transformationnelle pour la paix, le renforcement de la résilience et la prévention de l'extrémisme violent, les éducateurs seront initiés à l'utilisation de la pédagogie transformationnelle pour aider les apprenants à protéger, pour les soutenir et les autonomiser en ces temps difficiles. Le wébinaire examinera également comment les éducateurs peuvent responsabiliser et transformer les apprenants en répondant aux nouvelles exigences éthiques à l'ère du COVID-19.

D’après l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA) et le Partenariat mondial pour l'éducation (GPE), l'éducation est l'un des secteurs les plus touchés par la crise liée au COVID-19. La fermeture d'établissements d'enseignement dans de nombreux pays africains risque d'affecter négativement l’accès, la qualité et les investissement prévus dans l’éducation. Au cours des dernières semaines, les gouvernements africains et les principaux acteurs de l'éducation ont mis en place des mesures pour promouvoir la continuité de l'éducation. Celles-ci ont été efficaces et ont permis de joindre une partie des apprenants, mais les défis subsistent.

Après la pandémie, des millions d'élèves retourneront à l'école et se retrouveront plus pauvres, plus vulnérables et dans certains cas, auront été victimes de violence. Même s'ils ne sont pas directement touchés, les apprenants seront témoins de changements dans leur environnement et de défis éthiques qui se produiseront dans leur contexte à la suite de la pandémie.

Alors que le monde se rallie devant les défis posés par la pandémie, les groupes extrémistes, y compris ceux d'Afrique de l'Ouest, ont continué de mener des attaques à grande échelle et à conduire des activités transfrontalières. La situation actuelle risque de compromettre les progrès réalisés dans la consolidation de la paix et la prévention de l'extrémisme violent, y compris ceux réalisés par le secteur de l'éducation.

Comment le secteur de l'éducation et les enseignants, en tant que premiers intervenants, peuvent-ils aider les apprenants à faire face à ces défis qui vont avoir des conséquences importantes sur leur bien-être socio-émotionnel, mental et spirituel ?

La pédagogie transformationnelle peut aider les enseignants à mener un apprentissage centré sur l'apprenant qui permet aux enfants de réfléchir de manière critique à leur réalité, de prendre conscience de leurs responsabilités individuelles et collectives, de faire preuve d'empathie envers les autres et d'être outillés pour répondre positivement. La pédagogie transformationnelle fournit un soutien pour réfléchir aux problèmes contextuels auxquels les enfants sont confrontés et aide à créer des environnements d'apprentissage sûrs pour le dialogue et les échanges autour de ces problèmes.

Le rôle des enseignants en ces temps est plus important que jamais, car ils sont des acteurs clés, non seulement pour soutenir l'apprentissage des enfants mais aussi pour renforcer leur sentiment d'appartenance à une communauté plus large, nourrir leur bien-être et l'estime de soi et leur offrir des occasions de dialogue pour réfléchir aux défis éthiques que le monde présente avec espoir et positivité, de développer leur imagination, leur pensée critique et d’encourager des moyens concrets de se connecter les uns aux autres, tout en maintenant une distance physique.

La pandémie peut offrir des opportunités pour permettre aux apprenants de résoudre de manière significative certains problèmes en cours. En fait, alors que COVID-19 a laissé des millions d'enfants hors de l'école, la pandémie a également montré notre interconnexion et le pouvoir de la solidarité humaine. Les éducateurs peuvent s'appuyer sur cette opportunité d'apprentissage et aider les apprenants à renforcer leur sentiment d'appartenance à une communauté plus large et à encourager un engagement actif pour la transformation de la communauté et pour atteindre les plus vulnérables.

Il s’agira de :

  • discuter de l'impact de COVID-19 sur les besoins éducatifs des enfants et des jeunes en Afrique ;
  • identifier comment le secteur de l'éducation et les enseignants en tant que premiers intervenants peuvent aider les apprenants à faire face et à répondre positivement aux défis éthiques qui surviennent pendant et après la pandémie et ses effets sur le bien-être socio-émotionnel, mental et spirituel des enfants ;
  • introduire la pédagogie transformationnelle comme outil aidant les enseignants à répondre aux besoins des apprenants, à donner aux enfants les moyens de résister et de les outiller pour faire face au contexte qui les entoure, et répondre positivement aux défis auxquels ils sont confrontés.

Lors de la réouverture des écoles, il sera essentiel d'offrir aux apprenants des espaces de dialogue, pour partager leurs sentiments, leurs expériences et réfléchir à ce qui s'est passé et aux défis éthiques auxquels leurs communautés et le monde sont confrontés. Ils pourront alors imaginer des alternatives pour contribuer à la transformation de leurs communautés.

Déroulé et intervenants :

Ouverture et introduction du thème
Madame Yumiko Yokozeki, Directrice, UNESCO IICBA : Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique

Discours inaugural
Monsieur Dimitri Sanga, Directeur du Bureau régional multisectoriel de l'UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest (Sahel)

Intervenants

Prof Boubacar Niane
Professeur de sociologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar Sénégal – UCAD – FASTEF

Madame Nora Tairi
Ministère de l’ Education, Algérie

Madame Eleonora Mura
Arigatou International Genève

Modérateur de la discussion

Monsieur Saliou Sall, Chargé de Programme, UNESCO IIRCA : Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique

Modératrice de la discussion en chat

Madame Catherine Collin, Bureau régional multisectoriel de l'UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest (Sahel)

 

Rendez-vous également sur le site de l'IICBA



Vivre ensemble en paix : le pouvoir de l'éducation, de l'engagement des citoyens et de la prévention de l'extrémisme violent

Vivre ensemble en paix : le pouvoir de l'éducation, de l'engagement des citoyens et de la prévention de l'extrémisme violent

Face à la pandémie de COVID 19, notre interdépendance et notre capacité à nous unir pour résoudre ensemble un problème collectif n'a jamais été aussi apparente. Demain, nous commémorons la Journée internationale du vivre-ensemble dans la paix, adoptée par les Nations Unies en 2017 pour célébrer un monde qui « promeut la paix, la tolérance, l'inclusion, la compréhension et la solidarité » (Résolution 72/130 de l'ONU). Une occasion de nous tourner vers la région de l'Afrique de l'Ouest et du Centre pour mettre en valeur le travail des gouvernements et des partenaires qui soutiennent le vivre ensemble par l’éducation.

En Afrique de l'Ouest et du Centre (AOC), le changement climatique, la pauvreté, l'inégalité des sexes, l'instabilité politique et le chômage menacent la coexistence pacifique et le développement durable des sociétés. Dans la région, 12 des 24 États (en anglais) connaissent actuellement des situations de conflit armé entraînant notamment de nombreux déplacements forcés, aussi bien à l’intérieur des pays touchés que vers les pays voisins. Début 2020, la région comptait près de 2 millions de réfugiés, 7 millions de déplacés internes et 1,8 million de personnes à risque d’apatridie (selon le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du HCR).

Selon un rapport de l’ONG Save the Children, sur les 10 pays les plus durement touchés par des conflits ayant de graves conséquences sur les enfants, quatre se trouvent en AOC (en anglais) : la Centrafrique, la République démocratique du congo, le Mali et le Nigeria.

Dans ce contexte, l'extrémisme violent est en hausse (en anglais). Selon l'ONUDC (en anglais), l'extrémisme violent « comprend des formes de violence à motivation idéologique » qui peuvent inclure « la déformation et l'exploitation des croyances religieuses, des différences ethniques et des idéologies politiques ».

Au fur et à mesure que la menace s'accroît, la violence affecte gravement les possibilités d'éducation : les menaces pesant sur le personnel éducatif et les attaques contre les établissements scolaires privent les enfants de leur droit à l'éducation et les exposent à des risques accrus d'abus, de violence et d'exploitation.

En février 2020, bien avant la fermeture de la plupart des systèmes éducatifs en raison de la pandémie de coronavirus, 3 641 écoles étaient fermées en raison de la violence (en anglais) et de l’insécurité au Burkina Faso, au Mali et au Niger, affectant ainsi près de 700 000 enfants et 20 000 enseignants (Cluster Education Burkina Faso, Mali et Niger). Des chiffres qui ont augmenté en raison des mesures de confinement liées au COVID-19 : plus de 128 millions d'enfants ne sont actuellement pas scolarisés dans la région. Confinés dans leurs maisons, ces jeunes passent plus de temps sur Internet, ce qui les expose davantage aux risques de radicalisation en ligne (en anglais).

Comment pouvons-nous promouvoir le vivre ensemble et prévenir l'extrémisme violent par l’éducation ?

Le vivre-ensemble suppose un développement et une compréhension de soi et des autres (en anglais) qui conduisent à l'interdépendance et à des réponses pacifiques, conjointes et intelligentes aux défis du monde. Cela s’inscrit dans le cadre de l'Objectif de développement durable (ODD) cible 4.7 (en anglais) - qui vise à garantir à tous les élèves des connaissances et des compétences requises pour la promotion du développement durable d’ici 2030 - et de tous les autres ODD.

Ces valeurs sont partagées par la communauté internationale dont les membres de l’organisation internationale de la Francophonie qui ont adopté l'Appel francophone d’Erevan pour le vivre ensemble en 2018.

En tant qu'élément central de l’ODD 4.7, l'éducation à la citoyenneté mondiale, intègre les principes du vivre ensemble et enseigne aux élèves une approche de résolution des problèmes tant à l’échelle locale que mondiale qui intègre un esprit de coopération et d'interdépendance. Le respect de la diversité et des différentes identités - de genre, de religion, de culture et autres - ainsi que la capacité à penser de manière critique, préparent les apprenants à répondre aux défis auxquels ils sont confrontés avec empathie pour construire un monde durable.

L'éducation à la citoyenneté mondiale est au cœur de la réponse à l'extrémisme violent dans la région, notamment par une approche connue sous le nom de prévention de l'extrémisme violent par l'éducation (PEV-E). Si l'éducation ne peut à elle seule prévenir l'extrémisme violent, elle peut limiter la diffusion des idéologies, discours et propagandes extrémistes en fournissant aux individus les compétences nécessaires pour les remettre en question.

L'éducation a le pouvoir d’enseigner les tenants de la paix, de la non-violence, de la résolution pacifique des conflits, de l'information et de l'alphabétisation en ligne, ainsi que des compétences sociales et émotionnelles. Lorsque les élèves sont éduqués et dotés des compétences nécessaires pour résister aux idéologies extrémistes, la diffusion de l'extrémisme devient limitée.

Apprendre le vivre ensemble et la PEV-E favorisent également le changement. Cela peut signifier un changement de soi, une transformation de la communauté, de la société et même du monde. La transformation se produit par l'action, et les apprenants doivent être encouragés à agir pour créer le changement. La pédagogie transformationnelle et participative et les approches centrées sur l'élève peuvent être utilisées en classe, par opposition à l'apprentissage par cœur ou à la mémorisation, pour former des citoyens actifs, critiques et résilients.

Il est important de soutenir à la fois les apprenants et les enseignants lorsqu'il s'agit de pédagogies transformatrices. Les enseignants ont besoin d'un soutien sous forme de formation initiale et continue pour se doter de nouvelles approches et d'une mise en réseau lorsqu'ils appliquent de nouveaux outils en classe.

L'équipe de travail Learning to Live Together (LTLT) a travaillé avec les ministères de l'éducation du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Sénégal pour promouvoir ces changements pédagogiques en adaptant une pédagogie transformationnelle aux contextes nationaux, en formant des formateurs et des enseignants, en faisant le suivi des enseignants et en impliquant la communauté, notamment les parents et les familles, dans ces changements.

La pédagogie transformationnelle peut être appliquée à l'éducation à différents niveaux et dans plusieurs disciplines. En Mauritanie par exemple, les ministères chargés de l’éducation travaillent avec l’UNESCO pour intégrer cette approche pédagogique dans les programmes d’alphabétisation et d’éducation non formelle dans les matières telles que l'éducation civique, les sciences, l’éducation islamique, l’arabe et le français.

A l’ère du COVID-19, il est également important d’ajuster les projets de PEV-E existants, afin de les rendre accessibles en ligne ou par téléphone mobile. Le HCR soutient par exemple les enseignants et élèves réfugiés, tout comme ceux issus des communautés hôtes, à maintenir les actions de prévention et de sensibilisation à distance en organisant des formations et activités en ligne, notamment à travers des groupes WhatsApp.

Les membres du LTLT partagent des connaissances et expériences entre eux et avec les points focaux travaillant à la PEV-E au niveau des gouvernements. Les praticiens travaillant sur l’apprentissage du vivre-ensemble trouveront des ressources pertinentes en français et en anglais, des liens et une communauté de professionnels sur vivons-ensemble.net.

 

Retrouvez également cet article sur le site du Partenariat Mondial pour l'Education



Conférence mondiale de l'UNESCO sur l'Éducation au développement durable

EDD pour 2030 appel

L’UNESCO lance son nouveau cadre :
« L’Éducation pour le développement durable: vers la réalisation des Objectifs de développement durable » - l’EDD pour 2030 et sa feuille de route pour sa mise en œuvre lors de la Conférence mondiale de l’UNESCO sur l’éducation au développement durable à Berlin, Allemagne.

800 participants de toutes les régions du monde se retrouveront à cette occasion : des décideurs travaillant dans les domaines de l'éducation et du développement durable, des praticiens de l'éducation, des experts et des membres de la société civile, de la communauté internationale du développement et du secteur privé. 

Pour en savoir plus : https://fr.unesco.org/events/EDDpour2030 

Pour déposer un dossier de candidature : https://www.esdfor2030.berlin/call-for-proposals/fr/



Journée internationale de l’éducation

Journée internationale de l’éducation

L’éducation est un droit humain, un bien public et une responsabilité publique. L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 24 janvier Journée internationale de l’éducation, afin de célébrer le rôle de l’éducation pour la paix et le développement.

Sans une éducation inclusive et équitable de qualité et des opportunités tout au long de la vie pour tous, les pays ne parviendront pas à réaliser l’égalité des genres et à briser le cycle de la pauvreté qui laisse de côté des millions d’enfants, de jeunes et d’adultes.

Aujourd’hui, 258 millions d’enfants et de jeunes ne vont toujours pas à l’école ; 617 millions d’enfants et d’adolescents ne savent ni lire ni effectuer des calculs simples ; moins de 40 % des filles en Afrique subsaharienne achèvent leur scolarité secondaire et près de quatre millions d’enfants et de jeunes réfugiés ne sont pas scolarisés. Ceci constitue une atteinte à leur droit à l’éducation et cela est inacceptable.

Pour lire la suite, cliquez ici.

Source : UNESCO



Un programme pilote de formation pour les jeunes volontaires sur la paix et la citoyenneté mondiale


Du 6 au 8 décembre 2019, une formation sur l'éducation pour la paix et la citoyenneté mondiale des adolescents s’est tenue à Guédiawaye, dans la banlieue de Dakar, à destination des jeunes du Sénégal et de la sous-région.

L'initiative a été lancée par BanlieueUP, une association de jeunes volontaires, hommes et femmes, engagés à contribuer au développement socio-économique de la banlieue de Dakar.

«  La vision de BanlieueUP est de contribuer à ce que les banlieues deviennent des espaces de bien-être et de prospérité pour les populations d’ici 2030 »,
El Hadji Abou GUEYE, Président de BanlieueUP

Dans le cadre de la cible 4.7 de l'Agenda 2030 pour le développement durable, le Bureau régional multisectoriel de l'UNESCO pour l'Afrique de l'Ouest-Sahel et l'IFEF (Institut de la francophonie pour l'éducation) se sont joints à BanlieueUP afin d’organiser cette formation pilote. Celle-ci vise à mieux comprendre les défis environnementaux et sociaux (existants aux niveaux locaux et mondiaux) auxquels les jeunes doivent faire face et à leur offrir les connaissances et outils dont ils auront besoin pour devenir des acteurs de paix et citoyens du monde, mais aussi des leaders dans leurs propres communautés.

Parmi 200 candidats âgés entre 18 et 35 ans, 16 femmes et de 16 hommes ont été sélectionnés pour cette formation pilote. Leur motivation à vouloir approfondir leurs connaissances des enjeux pressants auxquels ils sont confrontés, ainsi que leur engagement à construire des réseaux qui leurs permettront de passer à l'action dans leurs communautés et au Sénégal, ont été à la base de cette sélection.

Le programme était composé de plusieurs activités participatives, par exemple des formations professionnelles, des discussions, une compétition de slam et la planification des actions à mener dans le futur.

La conscience de soi-même, des connaissances et des compétences pour le développement durable

Durant l’ensemble de la formation, les participants ont été encouragés à s'exprimer et à partager leurs connaissances, leurs idées et leurs perspectives. Pour Mathilde Stoleroff, le Bureau régional multisectoriel de l'UNESCO pour l'Afrique de l'Ouest-Sahel,  c’est un point essentiel : "Ce n'est qu'en écoutant les préoccupations des jeunes que nous pourrons développer des contenus et des méthodologies d'éducation à la citoyenneté mondiale et au développement durable qui soient contextualisées et qui répondent à leurs besoins et aux formes spécifiques d'exclusion dont nombre d'entre eux sont victimes".

Le premier jour, les participants ont reçu une formation sur des compétences sur la façon de :

  • S’exprimer en public ;
  • Travailler efficacement avec divers groupes ;
  • Construire des réseaux ;
  • Fournir et recevoir une critique constructive ;
  • Respecter les règles de coexistence et de respect mutuel ;

L'activité "tourner la couverture" a poussé les groupes à identifier un leader et à travailler de façon collaborative, prompte et efficace afin d’atteindre un objectif commun.

 
 

« Cette activité m'a beaucoup touchée parce qu'elle m'a rappelé que ce que l'on peut faire seul, on peut le faire encore mieux ensemble », Awa Diatta, 24 ans, Guédiaweye

L'importance de la coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature en Afrique de l'Ouest

Au cours de la deuxième journée, les participants ont échangé sur les relations culturelles, historiques et scientifiques entre l'homme et la nature en Afrique de l'Ouest. Ils ont souligné comment l'interaction entre les humains et leur environnement naturel s'exprime dans les langues locales, leurs pratiques culturelles et spirituelles. Le débat a été renforcé par la capacité particulière des participants à relier les questions liées à l'environnement à leurs origines sociales.

La voix des jeunes à travers le Slam

Le slam poétique, un art qui sait allier la poésie traditionnelle à la narration, à l'écriture et au rythme, est un outil puissant de sensibilisation qui permet aux jeunes urbains de s'exprimer.

Dans le cadre de la formation, les participants se sont affrontés lors d’une compétition de slam qui a donné lieu à des performances impressionnantes et puissantes. Les créateurs des 15 slams les plus populaires participeront à un atelier pour créer un slam qui viendra illustrer la vision de la paix et de la citoyenneté mondiale des 32 participants.

Agir dès maintenant !

Le troisième jour a été consacré au déclenchement de l'action. Tous les participants ont parlé des défis environnementaux existants dans leur propre quartier et, ensemble, ils ont trouvé des solutions possibles pour promouvoir des changements dans les communautés.

Suite à cette formation, quelques participants ont déjà formé un groupe nommé "Servir ensemble". Ils ont élaboré un plan d'action qui vise à créer un petit espace vert public où les jeunes pourront se rassembler près d’une école dans le quartier de Pikine, dont la mise en œuvre est prévue à partir de février 2020.

L'objectif ultime de cette initiative est de créer un mouvement de jeunes volontaires pour la paix et la citoyenneté mondiale dans la région ouest africaine. Diverses formations sont déjà prévues en ce sens pour 2020 sur la bonne gouvernance et la citoyenneté mondiale. 

Retrouvez cet article sur le site de l'UNESCO.



CCREAD: un projet d'éducation au développement durable améliore des vies au Cameroun


Titre: CCREAD: un projet d'éducation au développement durable améliore des vies au Cameroun

Description: Chaque année au Cameroun, 36% des jeunes femmes et hommes qui obtiennent leur diplôme dans l’une deshuit universités d’Étatetdansplus de 50 institutions privées se retrouvent sans-emploi (...)

Date de publication: 2017

Auteur: UNESCO

Lien: TELECHARGER



Changements climatiques: les élèves de 5e secondaire n’arrêteront pas


Les élèves de cinquième secondaire comptent bien se faire entendre auprès du gouvernement du Québec. Depuis leur examen du Ministère, où on leur demandait d’argumenter sur les façons de «s’adapter» aux changements climatiques, ils multiplient les actions de mobilisation. Mercredi, une lettre a été envoyée à plus de 150 destinataires, dont le premier ministre François Legault, par plusieurs élèves. Lire la suite....

Source: LeSoleil Québec



17eme Sommet de l'Energie en Afrique


Avec plus de 300 participants lors de sa précédente édition, le SIEPA est l’une des plus anciennes et des plus importantes conférences consacrées à l’énergie au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. L’événement réunit des professionnels des secteurs du pétrole, du gaz, de l’électricité et des énergies renouvelables, ainsi que des ministres, des représentants des gouvernements, des administrations, des donateurs internationaux, des compagnies publiques et privées, des investisseurs et des autres parties prenantes pour débattre du développement énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Lire la suite...

 



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